Rien ne change, (pratiquement) personne ne s'en aperçoit, la terre est toujours aussi ronde et elle continue toujours de tourner, et heureusement.
On pense à nous (certains), on nous regrette, on nous pardonne (ou pas), on pense au meilleur surtout, on espère se retrouver un jour, là-haut, alors que notre corps est enfoui là-bas ou volatilisé entre les deux, peu importe, c'est dans les mémoires que nous vivons encore un peu.
Et puis lorsque ces mémoires s'éteignent à leur tour, il ne reste plus rien de notre passage, même pas des miettes, ou peut être juste de la poussière.
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Je veux spécialement dédicacer cet article à quelqu'un que la mort ne m'a pas laissé le temps de connaître suffisamment.
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Je n'en dirai pas plus, ou si... simplement, je me rappellerai toujours de cette personne qui m'aura éclairé sûrement davantage sur le sens de ces mots "carpe diem" et je dirais que la vie est une sorte de fugitif plus ou moins volontaire qui court devant une mort plus ou moins discrète.
Puisque nous sommes le fugitif et non la mort, à défaut de pouvoir l'embrasser (ou du moins pas tout de suite), courons le plus vite possible, sans jamais regarder la carte car nous connaissons tous la destination peu importe le chemin.
Je vous souhaite, à tous, d'écrire le plus beau et long chemin avec votre plume la plus douce, trempée à l'encre rose.
